Le carnet Nature en famille
La feria de Dax
Du 12 au 17 août , Dax se parera de blanc et rouge pour accueillir des festayres venus de toute la France et d’Espagne. En famille ou entre amis, tous pourront profiter de cette grande liesse populaire qui envahira notre cité.
Six jours et six nuits, de joie et de bonne-humeur pour permettre à tous de se retrouver avec convivialité dans les rues animées de Dax.
Origine des ferias
La feria, c’est, littéralement, la foire dans le sens de grand marché public.
En Espagne était organisé des rassemblements afin de vendre ou échanger les produits agricoles.
Beaucoup de monde se retrouvait dans ces foires qui se transformèrent en des journées plus festives avec boissons, nourriture et corridas (spectacle préféré des espagnols). Puis elles devinrent ce que nous connaissons maintenant : elles rallongèrent pour atteindre une semaine et les échanges commerciaux disparurent. Feria en termes de tauromachie s’emploie pour les villes qui organisent des spectacles taurins pendant leurs fêtes. Mais en Espagne on emploie aussi le terme Feria pour les foires et salons.
Le jour des toros
Au XVIII ème siècle, le « jour des toros » était le lundi parce que le pape Grégoire XIII avait prescrit de ne pas faire courir de taureaux le jour du seigneur « afin de ne pas souiller de sang le dimanche ».
Joseph Bonaparte, devenu roi d’Espagne José 1er , imposa le dimanche avec une corrida le matin et une l’après-midi.
Dax, la feria de l'assomption
La feria de Dax s’organise autour du 15 août, la ville ayant été placée sous le patronage de la vierge Marie. Jusqu’en 1975, pourtant, elle était plus tardive. A partir de 1946, la grande corrida se donnait le dernier dimanche d’août ; dès 1947, elle avait été doublée d’un autre spectacle se donnant deux jours après et ce fut le début d’une feria.
L’environnement de la feria comporte évidemment toute la gamme habituelle : sportive (pelote basque, cyclisme), folklorique (défilés, bandas), de variétés (« étoiles de la scène, bals) et… taurine (concours landais, encierro, toro de fuego).
Le blanc, Le rouge
Le blanc (pantalon, chemise et chaussures) et le rouge (pour le foulard noué autour du cou et la ceinture). Les origines proviennent des fêtes de Pampelune, durant lesquelles on arbore un foulard rouge en l’honneur du sang versé par San Fermin, le saint patron de la ville, qui fut égorgé. La tenue blanche, quant à elle, fut adoptée par les bourgeois pour se distinguer des paysans, traditionnellement vêtus de costumes sombres. Quant à la ceinture rouge, elle est là pour tenir les pantalons !
Cette tradition plutôt récente - héritée des célèbres fêtes de San Fermin à Pampelune en Navarre - est désormais bien ancrée, et donne à la fête un air plus gai, plus uni, plus fraternel, en abolissant les distinctions habituellement marquées par la tenue vestimentaire.
Toute la ville, se pare de blanc et rouge.

Visuel : Office du tourisme de Dax




Les posts privilèges
Twitter
